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Une des principales missions du Musée national d’histoire
naturelle est la documentation et l’étude scientifique de la diversité biologique
du Luxembourg. Cette documentation se fait grâce à des collections
scientifiques de plantes et d’animaux, par des projets de recherche,
des publications et des banques de données informatiques. Ces instruments
permettent d'assurer un suivi scientifique de l’évolution de la
diversité biologique de notre pays. La Convention sur la diversité biologique
définit le terme de la manière suivante: 'La diversité biologique
est la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris,
entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes
aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend
la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi
que celle des écosystèmes.'
Le concept de la diversité biologique comporte ainsi plusieurs niveaux:
- Les paysages
- Les écosystèmes
- Les espèces
- Les populations
- Les gènes
Ces différents niveaux de la biodiversité ont
des relations étroites entre eux. Les paysages de la
terre tels que les forêts, les steppes, les déserts
et les montagnes sont formés d'écosystèmes
différents comme par exemple les forêts alluviales,
les prairies humides, les marécages et les pelouses
sèches. Ces écosystèmes hébergent
quant à eux toute une panoplie d'espèces qui
sont adaptées aux conditions locales. Au sein d'un paysage
donné, ces espèces existent sous forme de populations
locales. Par population, on entend un groupe d'individus d'une
espèce qui sont en contact et qui se reproduisent entre
eux. Finalement, le niveau élémentaire de la
diversité biologique est la variabilité génétique
au sein des populations et des individus. Cette variabilité est
la base de l'évolution de nouvelles espèces et
permet aux populations de s'adapter à des modifications
des conditions environnementales.
Malheureusement, nous devons constater que cette diversité est
aujourd’hui menacée par la disparition croissante
de populations locales d’espèces animales et végétales.
Afin de mieux comprendre les mécanismes qui sont à la
base de ce processus, il est important de ne pas se limiter à une
simple documentation de la présence ou de l’absence
de ces espèces, mais d’étudier en détail
les populations de celles-ci. La biologie des populations offre
l’éventail scientifique nécessaire à ces
travaux et permet d’élaborer les bases scientifiques
de la conservation du patrimoine naturel. Comme la plupart
des espèces menacées d’extinction ont des
effectifs très réduits, des études scientifiques
de leurs populations deviennent nécessaires afin d’évaluer
leur viabilité et trouver des méthodes de gestion
adéquates.
Le service 'Biologie des Populations' a été créé en
Février 2000 au sein du Centre de recherche scientifique
du Musée national d'histoire naturelle afin de documenter
les niveaux inférieurs de la diversité biologique
c.à.d. ceux des populations et leur variabilité génétique.
Les principales missions du service 'Biologie des Populations'
sont:
-
La réalisation et la coordination de recherches
sur la biologie des populations d’espèces animales
et végétales et notamment des espèces menacées
en vue du développement de programmes de sauvegarde spécifiques
-
La gestion d'un laboratoire de génétique
des populations au sein du Centre de recherches scientifique
du Musée national d'histoire naturelle
-
La documentation
des populations d'espèces végétales
menacées au niveau national ainsi que la coordination
de l’élaboration des listes rouges qui y sont
relatives
-
La
coordination d'un centre de compétence sur la
biodiversité des plantes ainsi que l'établissement
d’une banque de gènes des espèces végétales
menacées de disparition au niveau national
Projets de recherche
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