Gladiolus palustris
Etude de la variabilité génétique,
de la biologie de la reproduction,
de la démographie
et de la structure des populations
dans une optique de gestion
conservatoire
Responsables de projet:
Serge MULLER (Université Paul
Verlaine – Metz, Laboratoire Biodiversité & Fonctionnement
des Ecosystèmes, U.F.R. Sci.F.A., Campus Bridoux, Metz)
, Guy Colling (Service Biologie des populations, Musée
national d’histoire naturelle, Luxembourg).
Collaborateurs: Tiphaine Maurice (Université Paul
Verlaine – Metz,
Laboratoire Biodiversité & Fonctionnement des Ecosystèmes,
U.F.R. Sci.F.A., Campus Bridoux, Metz), Marie-Antoinette Djomna
(Service Biologie des populations, Musée national d’histoire
naturelle, Luxembourg).
La mise en place d’une convention de collaboration entre
le Musée National d'Histoire Naturelle du Luxembourg et
l’Université Paul Verlaine de Metz va permettre
d’initier une étude sur le Glaïeul des marais,
espèce européenne rare et en régression
sur toute son aire de distribution.
Cette rareté a conduit l’Union européenne à l’intégrer
dans l’Annexe II de la Directive Habitat-Faune-Flore 92/43/CEE, à la
suite de son élargissement (règlement n°1882/2003).
Cette espèce atteint sa limite occidentale de distribution
dans l’Est de la France, où elle n’est présente
que dans 4 départements : ceux de l’Ain (7
stations au moins), du Jura (2 stations), du Bas-Rhin (2 stations)
et de Haute-Savoie (9 stations). Gladiolus palustris y
a fortement régressé au cours des dernières
décennies. Elle figure de ce fait parmi les espèces
prioritaires dans le livre rouge de la flore menacée de
France et bénéficie d’une protection sur
tout le territoire national. L’espèce est également
très rare dans les pays voisins, Suisse et Allemagne et
a disparu du grand Duché du Luxembourg.
De ce fait, le Glaïeul des marais mérite une attention
particulière. Or, il est étonnant de constater
que les publications scientifiques le concernant sont très
rares, pourtant cette espèce possède un aspect
esthétique indéniable de part ses belles fleurs
rose violacée.
Le protocole expérimental va donc se diviser en trois
phases, afin de complémenter les informations actuellement
connues sur cette plante :
- Une étude génétique des populations
françaises par AFLP (Amplification Fragment Length
Polymorphism) au sein du Laboratoire de Biologie
des Populations et Banques de Données du Musée
du Luxembourg sous la direction de Guy Colling ;
- Une étude portant sur la démographie et la
structure des populations ;
- Une étude concernant la biologie de
la reproduction de cette plante in situ sur les deux populations
du Bas-Rhin (Alsace).
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